Au cœur du silence : l’adoration selon notre charisme des Servantes du Cœur de Jésus

Chronique spirituelle du jour

Dans un monde où tout va vite, où le bruit et l’agitation occupent une si grande place, je mesure chaque jour de  grâce de pouvoir entrer dans le silence. C’est là, devant le Saint-Sacrement, que je retrouve le cœur de ma vocation de Servante du Cœur de Jésus. L’adoration eucharistique réparatrice n’est pas seulement un temps de prière dans ma journée : elle est le souffle de toute ma vie. 

Aux sources de notre charisme : aimer et faire aimer

En entrant chez les Servantes du Cœur de Jésus, congrégation fondée en 1867 à Strasbourg par notre vénérée Mère Marie du Cœur de Jésus (Oliva Uhlrich), dont la maison-mère est aujourd’hui à Scy-Chazelles, j’ai découvert que tout converge vers un même centre : Jésus présent dans l’Eucharistie.Peu à peu, j’ai compris que l’adoration n’était pas une simple pratique de piété, mais le premier lieu de notre mission. Lorsque je me tiens devant le Seigneur, je viens simplement l’aimer et me laisser aimer. Dans cette rencontre naît ensuite le désir de le faire connaître et aimer autour de moi. Les paroles de notre fondatrice résonnent souvent dans mon coeur.

«« Notre but est d’aimer le Cœur de Jésus, de le faire vivre et régner en nous et par là obtenir que son amour et son règne s’étendent sur d’autres, sur le monde entier. »»

Elles éclairent chaque journée de ma vie religieuse.

J’aime profondément cette harmonie entre contemplation et action qui caractérise notre charisme. Plus je demeure auprès du Christ, plus je découvre combien Il m’envoie vers mes frères et sœurs.

Notre congrégation est présente en France, en Espagne, au Cameroun et à Madagascar. Là où nous sommes envoyées, nous essayons humblement d’être des témoins de l’amour du Christ en accompagnant les personnes âgées et les malades, en soutenant les plus démunis et les blessés de la vie, et en accueillant dans nos chapelles tous ceux qui cherchent un lieu de paix, de silence et d’écoute.

Je réalise souvent que toute notre vie est un magnifique va-et-vient : de l’ostensoir aux pauvres, et des pauvres à l’ostensoir. L’un nourrit toujours l’autre.

À méditer aujourd’hui

Aujourd’hui encore,le première vendredi du mois je me laisse interpeller par cette invitation du Seigneur à demeurer quelques instants avec Lui.

Et si vous aussi, vous preniez simplement quelques minutes de silence ? Quelques minutes pour déposer vos préoccupations, écouter votre cœur et vous laisser rejoindre par Celui qui aime sans mesure. Parfois, les plus belles rencontres naissent simplement d’un cœur qui accepte de se taire.

Premier vendredi du mois de septembre 2026 à scy-chazelles.

Sœur Lydia SCJ