Les Servantes du Coeur de Jésus sont présentes en Espagne dans l’archidiocèse de Tolède. Nous nous trouvons dans la zone sud de l’archidiocèse, appelée “Castille- La Manche”.

 Les religieux de notre zone ont vécu une journée de recollection le samedi 07 mars dernier, dans le monastère des soeurs Clarisse de Madridejos.

Bien que notre pèlerinage paroissial ait eu lieu le même jour, nous avons pu vivre un véritable temps de rencontre avec le Seigneur et avec nos sœurs. Notre journée a été guidée par le Père Angel Camuñas, prêtre du diocèse et originaire de notre région, qui nous a partagé la catéchèse du Pape François sur l’autoréférence : « La communication au service d’une authentique culture de la rencontre ».

Dans son partage, il nous a rappelé combien, malgré notre monde hyperconnecté, nous communiquons si peu réellement. Nous vivons entourés de douleurs : pleurs, solitudes, maladies… et il nous est difficile de faire silence. Pourtant, le premier commandement reste celui de l’écoute : « Écoute, Israël » (Dt 6,4).

Écouter véritablement exige de savoir s’arrêter et faire silence. Or, nous constatons souvent que nos prières sont distraites ; nous avons du mal à nous arrêter et, parfois, nous ne ressentons plus rien. Ce constat nous invite à renouveler notre effort pour cultiver l’attention intérieure, l’écoute du Seigneur et la présence attentive aux autres.

Pourtant, le Seigneur nous appelle à demeurer avec Lui. C’est une présence mystérieuse et motivante ou fortifiante. N’est-il pas beau de se tenir aux côtés de quelqu’un qui nous aime? Dialoguer avec celui qui nous aime et que nous aimons en retour est infiniment précieux. On ne souhaite pas qu’un tel moment s’interrompe; on ne compte plus son temps. Il devrait en être ainsi avec le Seigneur, qui nous aime tant. Pour répondre par Amour à cet Amour, nous devons être assoifés de cette rencontre, à l’image de la samaritaine allant à la rencontre du Seigneur: “Seigneur donne-moi de cette eau” (Jn4). Dans la prière, l’initiative revient toujours au Seigneur. Peu lui importe notre histoire ou notre passé; ce qui Lui importe, c’est mon être présent qui s’apprête à Le découvrir.  Le prédicateur a poursuivi cet enseignement lors de la première conférence. Puis, nous avons célébré l’Eucharistie dans la chapelle même des soeurs clarisses, suivi d’un agapé fraternel.

      Au cours de l’après-midi, nous avons poursuivi la conférence en abordant la catechèse du pape Leon XIV sur la Constitution dogmatique “Dei Verbum” du concile vatican II pour une Eglise à l’écoute de la Parole de Dieu. Il a souligné l’importance primordiale de la Parole de Dieu, laquelle est présente dans toutes les célébrations. Écouter la Parole de Dieu c’est revenir à notre vocation initiale: “Retourner à l’amour premier”, comme le dit notre synode diocésain. Nos fondateurs ont rencontré le Seigneur à travers la Parole et l’ont incarnée dans leur quotidien.

   Que nous demande le Concile? De retourner au charisme de fondation. Nous sommes ici maintenant, mais que faisons-nous? Quelle est la raison d’être de notre Institut? Notre vie est un signe du Royaume de Dieu. La vie fraternelle exige l’humilité, le dialogue et le partage fraternel. Le prédicateur nous a aidé à nous remettre en question sur notre consécration. Une interrogation a guidé notre reflexion: “Qu’est-ce qui nous unit à Dieu?” comment rendre présent notre charisme au sein de notre paroisse ainsi que dans le diocèse? Comment allons-nous à la rencontre du monde pour y porter le Christ? Nous avons achevé la journée en priant les premières vêpres du troisième dimanche du carême.

La communication est essentielle à toute vie communautaire. À l’image de la Sainte Trinité, où les Personnes divines vivent en relation constante, nous sommes appelées à entrer dans une communication vraie et fraternelle. Se communiquer, c’est partager, mais aussi écouter et accueillir l’autre. C’est ainsi que notre communauté devient un lieu de communion.

Notre dialogue avec Dieu, nourri par l’écoute de sa Parole, éclaire et transforme notre manière de communiquer entre nous. Une bonne communication naît d’un cœur qui écoute d’abord le Seigneur.

Don inattendu pour notre communauté : action de grâce

Nous avons la grande joie de partager une nouvelle qui témoigne de la bonté de Dieu envers notre communauté. Un paroissien, également notre voisin, nous a généreusement offert un terrain afin d’y aménager un potager pour notre usage communautaire.

Cette terre, magnifique et déjà préparée pour nous accueillir, constitue un don précieux que nous n’osions espérer. Par sa grande générosité, notre bienfaiteur a même proposé de veiller personnellement à l’arrosage, rendant ce geste encore plus concret et précieux pour notre vie quotidienne.

Nous rendons grâce au Seigneur pour cette grâce inattendue, reconnaissant que, par ce don, Il manifeste sa providence et son amour. Ce geste nous encourage à continuer à vivre et à agir dans l’esprit de solidarité et de gratitude qui anime notre communauté.

Soeur Agnès, SCJ, communauté de Urda